Le Réveil Lozère 13 octobre 2015 à 08h00 | Par Charlotte Rolle

« Il est temps de faire confiance à l’intelligence locale »

Le congrès de l’association des maires ruraux de France (AMRF) s’est tenu les 26 et 27 septembre à Murol, dans le Puy-de-Dôme. Pour Vanik Berberian, président de l’AMRF, maire de Gargilesse-Dampierre (Indre), la ruralité doit devenir une priorité nationale.

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- © ARMF

Votre congrès national 2015 s’est tenu sous le thème « Vivre la campagne ! Une identité rurale à réinventer ». Quelle ambition derrière ce titre ?
Cette année, nous avons voulu sortir des thèmes techniques que nous abordons régulièrement : la réforme territoriale, la loi NOTre (ndlr : nouvelle organisation territoriale de la République) étant des sujets que nous évoquons déjà largement dans nos différents réseaux. Notre ambition était de réfléchir avec tous les acteurs de la ruralité, sur la valeur ajoutée que peuvent représenter les territoires ruraux victimes aujourd’hui d’une nostalgie qui conduit toujours à comparer avec ce qui se faisait dans le passé. Cette comparaison participe à l’enfermement du monde rural. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une plus grande reconnaissance des communes rurales, de leurs rôles et leurs missions auprès des administrés et dans l’aménagement du territoire. Nous voulons construire une ruralité forte de campagnes modernes et dynamiques, une ruralité reconnue. Face à cette responsabilité, il nous faut être inventifs et offensifs. Cela suppose aussi une prise de conscience des élus, de la classe politique et de la fonction publique. C’est un message positif que nous transmettons.
Certains disent qu’il y trop de communes aujourd’hui en France. Qu’en pensez-vous ?
La question qu’il faut se poser c’est « est-ce que la commune est utile ? » En avoir beaucoup n’est pas une tare car la commune occupe l’espace et la notion de proximité à laquelle nous sommes si attachés s’incarne d’abord par l’échelon communal. Il faut sortir de la définition du poids d’une commune consistant à ne prendre en considération que la dimension numérique (à travers le nombre d’habitants) plutôt que la dimension espace. Une commune qui a moins d’habitants qu’une autre n’est pas moins importante car elle remplit de la même manière sa fonction d’aménageur de l’espace et d’acteur de proximité. Nous avons en France un maillage extraordinaire de communes qu’il faut préserver.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 15 octobre 2015.

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