Le Réveil Lozère 16 octobre 2013 à 08h00 | Par Emilie Wood

FDSEA - La nouvelle Pac sous la loupe de Thierry Boulleau

Le congrès FDSEA a eu lieu ce lundi 14 octobre. Thierry Boulleau, directeur du Sidam-Copamac et spécialiste de la Pac en Massif central, a expliqué en détail ce que la nouvelle Pac apportera aux agriculteurs lozériens.

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La présentation de Thierry Boulleau au congrès de la FDSEA.
La présentation de Thierry Boulleau au congrès de la FDSEA. - © Emilie Wood

En ce lundi 14 octobre, la salle polyvalente de Chanac était comble pour le congrès FDSEA, sous la direction d’Olivier Boulat. Le problème du loup en Lozère a été évoqué, ainsi que la difficulté du métier, en particulier pour les zones de montagnes. Mickaël Tichit, administrateur, a rappelé : «Nos villages se meurent. En France, entre 2006 et 2009, on compte un suicide d’agriculteur tous les deux jours… et pour beaucoup il s’agit d’éleveurs. Ce n’est pas en leur créant des contraintes supplémentaires que nous allons faire naître des vocations.» Il a évoqué l’éco-taxe, un moyen pour l’état, selon lui, «de donner d’un côté pour reprendre de l’autre». Thierry Boulleau, spécialiste de la Pac en Massif central, s’est ensuite lancé dans une explication détaillée des aides de la nouvelle Pac.

La nouvelle Pac

Le passage à la nouvelle Pac, comme l’a annoncé le 2 octobre le président de la République, se fera de manière très progressive. La transition ne commencera qu’en janvier 2015, et se fera par étapes jusqu’en 2019. Il est possible, a rappelé Thierry Boulleau, que certaines exploitations perdent des aides dans un premier temps, avant de voir le rééquilibrage prendre effet. «Ce rééquilibrage était indispensable au regard de la faiblesse du revenu de nos éleveurs.» ajoute-t-il.

À lire dans le Réveil Lozère n°1228 du 17 octobre 2013, en page 4.

Tous les élus lozériens, les OPAs, et de nombreux agriculteurs étaient venus écouter la présentation de Thierry Boulleau au congrès de la FDSEA.
Tous les élus lozériens, les OPAs, et de nombreux agriculteurs étaient venus écouter la présentation de Thierry Boulleau au congrès de la FDSEA. - © Emilie Wood
- © Emilie Wood

Décisions de la DDT

René-Paul Lomi, directeur départemental des territoires, a souhaité préciser que dès le 16 octobre, tous les agriculteurs lozériens percevraient une avance sur le versement de 50 % des aides découplées. Cela représente une somme de 45 à 50 millions d’Euros sur le département. «Nos agents à la DDT travaillent d’arrache pied afin de réussir à verser ces aides en temps et en heure» a ajouté le préfet, Guillaume Lambert. Le préfet a également déclaré que la Lozère, avec le Cantal et la Haute-Loire, a été sélectionnée pour un contrôle par photo-interprétation. Douze communes du nord-ouest du département, comprenant 125 exploitations, ont été contrôlées par photo aérienne, puis sur le terrain. Les contrôles sur place sont désormais finalisés et les dossiers avec anomalies ont été envoyés à la DDT. Il s’agit d’anomalies concernant les surfaces agricoles déclarées, qui parfois semblent trop boisées pour être éligibles d’après les contrôles aériens. Des difficultés d’appréciation entre PHAE normale et extensive ont également été rapportées. «Je veux souligner le fait que la DDT est très vigilante dans l’examen des comptes rendus de contrôle et que, si l’agriculteur le souhaite, elle sera amenée à effectuer avec l’ASP des secondes visites sur le terrain pour confirmer ou infirmer les grosses anomalies. Ces anomalies nous montrent la nécessité d’être parfaitement clair et précis au moment des demandes d’aides Pac.»

En ce qui concerne le loup, le préfet a insisté sur l’application du plan loup décidé nationalement. Il a conclut son intervention en évoquant le problème des zones humides. Il souhaite la création d’une charte sur l’eau «en vue d’intégrer les contraintes liées à la loi sur l’eau avec les problématiques de production fourragère et ce, dans une démarche de simplification.» Le souhait de la Chambre d’agriculture d’un organisme unique de gestion départemental n’a pas été retenu en ce qui concerne les prélèvements des eaux superficielles, mais cela a été possible sur la Colagne et sur le Tarn-Amont. «Une convention entre l’État et la Chambre d’agriculture permettra une homogénéité de mise en oeuvre de gestion collective sur l’ensemble des bassins versants.» Guillaume Lambert a-t-il conclut, non sans rappeler à tous les agriculteurs l’importance de se déclarer afin de sécuriser leur droit à prélever de l’eau.

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Nous avons face à nous, en Chine, une demande en viandes bovines françaises qui pourrait permettre à tous les acteurs de la filière […] de créer de la valeur et de garantir une meilleure rémunération des éleveurs. Rien ne justifie, à nos yeux, que nos entreprises ne répondent pas – ou si peu – aujourd’hui, à cette demande. Ce voyage devrait donc nous permettre de mieux comprendre la situation sur ce marché et, nous l’espérons, d’impulser rapidement l’exportation de nouveaux volumes.

déclarait Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine, quelques jours avant un voyage en Chine.

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