Le Réveil Lozère 30 avril 2019 à 09h00 | Par Pierre Garcia

Europénnes : un scrutin aux enjeux multiples pour l’agriculture

Rien de tel qu’un spécialiste des marchés et des politiques agricoles internationales comme Frédéric Courleux pour comprendre les clés du prochain scrutin européen pour notre agriculture. Directeur des études chez Agriculture Stratégies (ex-Momagri), il milite pour une réorientation de la politique agricole commune (Pac) qui puisse profiter directement aux agriculteurs.

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Frédéric Courleux, directeur des études chez Agriculture Stratégies.
Frédéric Courleux, directeur des études chez Agriculture Stratégies. - © DR

En quoi ce scrutin va-t-il influencer la future réforme de la Pac ?
Cette prochaine mandature sera la troisième depuis le traité de Lisbonne. Jusqu’ici, le Parlement européen a eu du mal à imposer ses vues sur les questions agricoles mais cette fois-ci, il devrait être au centre des négociations de la future Pac. C’est donc un scrutin aux enjeux multiples pour l’agriculture qui s’annonce. La réforme Hogan porte sur la période 2021-2027, elle pourrait en fonction des résultats des élections soit aller à son terme, soit être enterrée par le nouveau Parlement. Ce que le commissaire Hogan propose, c’est ni plus ni moins qu’un copier-coller de la précédente réforme qui va vers une nationalisation de la Pac. Cette solution permet de gérer plus rapidement les crises même s’il serait utile d’avoir plus de temps pour organiser la répartition des subventions de la Pac. Cette réforme n’est en tout cas pas à la hauteur de l’enjeu principal pour l’Europe, celui de changer ses règles afin de retrouver sa place dans le multilatéralisme.


Quel bilan tirez-vous de la Pac qui s’achève ?
La Pac actuelle a été bâtie sur de mauvaises hypothèses. Elle a été négociée en période de prix élevés, et tout le monde pensait à l’époque qu’ils allaient le rester. Le problème, c’est qu’en 2013 le prix des céréales a baissé, et il a été imité par celui du lait en 2014.

 

 

Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1508, du 2 mai 2019, en page 10.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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