Le Réveil Lozère 01 août 2017 à 14h00 | Par Sabrina Khenfer

Estimateurs de dégâts de gibier : « Il est primordial de savoir écouter les agriculteurs »

Depuis 1969, l’indemnisation des dégâts de gibier revient aux fédérations de chasse. Soit une enveloppe de 40 millions d’euros à l’échelle nationale en 2016. En Lozère, ils sont cinq estimateurs indépendants à évaluer sur le terrain les préjudices subis. Parmi eux André Valat, qui joue aussi un important rôle d’écoute lorsqu’il s’agit d’aborder cette question ô combien sensible, qui unit et parfois divise le monde de la chasse et le milieu agricole.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Sabrina Khenfer

Le télémètre infrarouge d’André Valat rend son verdict : un demi-hectare de plus de saccagé sur cette exploitation du col de Finiels. « Je ne trouve qu’une piste, d’un sanglier pesant entre 60 et 70 kg. C’est un solitaire. » Dans 90 % des cas, l’estimateur intervient pour des dégâts causés par des sangliers. Une population de plus en plus présente sur l’arc méditerranéen, où les milieux se ferment et les hivers sont de moins en moins rigoureux. Le reste est le fait de cervidés. Pour Guillaume Roméro, l’agriculteur concerné, les années se suivent et se ressemblent : « Depuis 2007 trois de mes parcelles sont régulièrement touchées. Là où je laisse mon fumier, c’est comme s’il était passé au composteur. Une fois la fenaison terminée et avant l’ouverture de la chasse, c’est l’enfer. Je ne sais plus quoi faire. » Un constat d’autant plus décourageant que la parcelle endommagée venait tout juste d’être remise en état, après un précédent saccage.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1421, du 3 août 2017, en page 9.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui