Le Réveil Lozère 03 octobre 2018 à 10h00 | Par Patricia Olivieri

Entre tradition et modernité

Isabelle et Gilles Manhès ont inauguré en mai dernier leur cave d’affinage enterrée à Mandailles pour retrouver l’univers de l’affinage en buron traditionnel.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Isabelle Manhès au milieu des fourmes en cours d’affinage.
Isabelle Manhès au milieu des fourmes en cours d’affinage. - © Patricia Olivieri

Gilles Manhès n’a jamais oublié les heures passées auprès de son grand-père qui fabriquait ses fromages au buron au cœur des paysages magnifiques de la vallée verdoyante de la Jordanne (15). Un savoir-faire ancestral que son aïeul lui a transmis et qu’il perpétue aujourd’hui à Laveissière-de-Mandailles (15) pas loin du Puy Mary, lui la quatrième génération de producteur-fromager. S’il s’est perfectionné sur les bancs de l’Enilv d’Aurillac aux technologies fromagères, l’agriculteur a toujours gardé à l’esprit de renouer avec la tradition. « Gilles a toujours trouvé magique le fait que dans les burons, sans rien faire, le fromage croûtait », relate Isabelle, son épouse devenue salariée de l’exploitation. Installé en 1999, l’éleveur de montbéliardes transforme depuis près des deux tiers de la production* de ses 40 laitières en fourmes de Cantal et Salers. Soit en moyenne 300 pièces, 250 de salers, une cinquantaine de cantals en début et fin de saison, « selon les conditions météo et les besoins à la vente », précise Isabelle qui, chaque été, accueille sur l’exploitation les touristes, groupes et curieux – comme ces deux cyclistes américains venus faire une petite pause salutaire un mercredi après-midi caniculaire. Jusqu’à l’été dernier, une centaine de fourmes étaient affinées dans une petite cave attenante à la fromagerie et au magasin, le reste confié à un affineur.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1478, du 4 octobre 2018, en page 16.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

En bref
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui