Le Réveil Lozère 03 mai 2017 à 08h00 | Par Aurélie Pasquelin

En fin de lactation, ils pratiquent la monotraite

Au Gaec des Esquillous de Montbrun, on pratique la monotraite en fin de lactation depuis près de deux ans. Une décision, soutenue par la laiterie, qui permet de gagner du temps et de faire des économies.

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La monotraite est pratiquée par de nombreux éleveurs hors AOP Roquefort (notamment producteurs fermiers). Elle reste cependant, interdite par le cahier des charges de l’AOP Roquefort quel que soit le stade de traite.
La monotraite est pratiquée par de nombreux éleveurs hors AOP Roquefort (notamment producteurs fermiers). Elle reste cependant, interdite par le cahier des charges de l’AOP Roquefort quel que soit le stade de traite. - © Aurélie Pasquelin

Installés depuis un peu plus deux ans, à Fraissinet-de-Poujols, sur la commune de Montbrun, Stéphane Laurent et Fany Naugaret ont décidé de pratiquer la monotraite en fin de lactation. Concrètement, les brebis ne sont traites qu’une fois par jour lorsqu’elles produisent moins de lait, « environ moins d’un litre par jour, complète Fany Naugaret. En général, cela tombe au mois de juin et nous permet ainsi de nous libérer un peu plus pour faire les foins. » Un gain de temps que les agriculteurs saluent mais qui se répercute aussi sur les brebis. « En général, elles sont moins stressées, continue l’agricultrice. Elles peuvent rester plus longtemps dehors le soir et cela se ressent. » Un atout pour l’agricultrice qui a vu ses taux de protéines et de matière grasse augmenter et le taux de cellules baisser sur cette période.

Un gain de temps et d’argent
Mais les gains ne s’arrêtent pas là pour l’éleveuse qui salue aussi les économies réalisées. « En ne trayant qu’une fois par jour sur plusieurs semaines, on dépense moins d’eau et d’électricité, détaille-t-elle. On le remarque notamment au niveau du chauffe-eau qui permet d’injecter de l’eau bouillante pour nettoyer. La salle de traite ne marche qu’une fois par jour et on économise pas mal sur ce poste. » C’est au cours de leurs études, que les éleveurs ont eu connaissance de la monotraite. « Stéphane avait déjà vu cette pratique durant un de ses stages chez un éleveur qui livrait au Fédou, explique Fany Naugaret. Alors quand nous nous sommes installés, nous avons aussi demandé à pouvoir la pratiquer. Le Fédou a accepté rapidement. »

 

Suite de l'article et du dossier à lire dans le Réveil Lozère n°1408, du 4 mai 2017, en page 10.

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