Le Réveil Lozère 23 août 2017 à 08h00 | Par Aurélie Pasquelin

« En 2016, la filière a prouvé tout son intérêt »

Interview de Vincent Granier, ancien président de l'association Fleur d'Aubrac.

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- © Réveil Lozère

Le 7 août dernier se tenait l’assemblée générale de l’association Fleur d’Aubrac. Quel est le bilan de la filière pour l’année 2016 ?
Au total, sur l’année écoulée, 149 éleveurs de l’Aveyron, de la Lozère, du Cantal et de la Haute-Loire ont livré 1 495 génisses sous la dénomination « Fleur d’Aubrac », soit une dizaine de bêtes par élevage en moyenne. Depuis trois ans, la filière affiche des volumes stationnaires avoisinant les 1 500 bêtes par an. C’est une petite filière mais ces volumes nous permettent aussi de rester dans une production de niche. En effet, cette stabilité, on la retrouve aussi dans le prix payé à l’éleveur. Avec des prix allant de 0,35 euro à 0,50 euro pour le kilo de carcasse, selon la conformation, par rapport au conventionnel, nous avons réussi à maintenir le prix payé aux éleveurs. C’est notre principal objectif et nous avons réussi à le tenir malgré la conjoncture de l’année 2016.

Justement, comment arrivez-vous à maintenir le prix payé au producteur ?
Au sein du conseil d’administration de l’association, on retrouve des agriculteurs mais aussi des bouchers. C’est ce qui fait, dans notre cas, la différence. Ces bouchers, de la coopérative des bouchers de l’Hérault sont très impliqués dans la filière. L’accord est simple : nous assurons la production constante de viande pour la filière et en échange, les bouchers acceptent de payer un peu plus cher pour permettre aux éleveurs de pouvoir prévoir le prix de vente d’une bête plusieurs mois à l’avance. Ce système ne se base pas sur l’évolution des cours de la viande et ce doit de rester indépendant pour pérenniser la filière.

 

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1422, du 24 août 2017, en page 2.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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