Le Réveil Lozère 04 avril 2018 à 09h00 | Par Sophie Chatenet

Du petit « plus » à la véritable stratégie d’entreprise

Désuète dans les années soixante-dix car supplantée par les grands réseaux de distribution, l’ère du paysan transformateur a durant ces deux dernières décennies retrouvé du galon. Les crises successives ont accéléré la quête de valorisation des producteurs.

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Dans les années soixante-dix, la campagne française est encore en pleine révolution.
Dans les années soixante-dix, la campagne française est encore en pleine révolution. - © Jean-Pierre Verney –Min.Agri.Fr

L’effectif des exploitations en vente directe ou en circuits courts de proximité n’a cessé de décroître, passant de 400 000 en 1979 à 107 000 en 2010 en raison de la baisse du nombre d’exploitations et des nouveaux modes de commercialisation en filière. Pour répondre à la nécessité de produire, dans les années 50-60, on a demandé aux paysans de gagner en technique au champ et à l’étable, de se former, d’investir dans du matériel plus performant… Dans ces conditions, difficile pour bon nombre d’entre eux, qui plus est moins épaulé par la cellule familiale partie travailler à l’extérieur, d’envisager tout faire : produire, transformer et vendre ses produits. C’est ainsi que l’on a assisté à la lente érosion des ventes des agriculteurs sur les marchés ou à la ferme, les deux modes de distribution classique du secteur, comme le rappelle Bernard Mondy, enseignant à l’école nationale de formation agronomique (ENFA) : « la vente directe est par essence ancrée dans l’histoire de l’agriculture, c’était même autrefois le principal mode de commercialisation ».

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1454, du 5 avril 2018, en page 9.

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Nous craignons un risque d’affaiblissement du titre I et d’alourdissement du titre II et un report dans la mise en œuvre de la loi Égalim, qui ne serait pas opérationnelle pour les prochaines négociations commerciales.

indique Jérémy Decerle, président des JA.

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