Le Réveil Lozère 24 octobre 2018 à 11h00 | Par MR

Didier Guillaume, un « spécialiste » à l’Agriculture

Ancien conseiller de Jean Glavany rue de Varenne, puis rapporteur du projet de loi d’Avenir de Stéphane Le Foll, Didier Guillaume a le profil d’un « spécialiste » de l’agriculture. Au gouvernement, il pourrait faire bouger certains dossiers qui lui tiennent à cœur, comme les prédateurs et les salariés occasionnels.

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Didier Guillaume a le profil d’un « spécialiste » de l’agriculture.
Didier Guillaume a le profil d’un « spécialiste » de l’agriculture. - © MR

Didier Guillaume avait déjà failli être ministre de l’Agriculture. C’était en 2014. Son nom était alors le plus fréquemment cité pour siéger rue de Varenne, lorsque le torchon brûlait entre le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, et le syndicalisme majoritaire, et que Matignon tombait dans les mains de Manuel Valls, dont il était un proche. Il fut plus tard son directeur de campagne lors des primaires de la gauche aux dernières élections présidentielles. Alors rapporteur au Sénat du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, le Drômois s’était alors montré attentif aux suggestions du syndicalisme majoritaire qui, à cette époque, n’aurait pas vu sans satisfaction la nomination de ce membre du groupe d’études de l’économie agricole et alimentaire et ancien membre du Haut conseil des biotechnologies. Finalement, Stéphane Le Foll resta en poste, jusqu’à la fin du quinquennat de François Hollande, et Didier Guillaume dut patienter… quatre ans. On comprend peut-être mieux l’enthousiasme exprimé par celui-ci le 16 octobre lors de la passation de pouvoirs avec Stéphane Travert, allant jusqu’à qualifier la rue de Varenne de « ministère fabuleux et formidable ».
Après Stéphane Travert, souvent critiqué pour son manque de connaissance des dossiers, en particulier à son arrivée, Didier Guillaume avait le profil idéal : celui d’un politique réputé « spécialiste » de l’agriculture.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1481, du 25 octobre 2018, en page 8.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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