Le Réveil Lozère 01 août 2018 à 10h00 | Par Aurélie Pasquelin

Deux jours de mobilisation à Mende et des avancées « historiques »

Jeudi et vendredi dernier, les syndicats agricoles ont unis leurs forces pour deux jours de manifestations aux abords de la préfecture lozérienne. Suite à leur action et à la venue du préfèt coordonateur, les échantillons récoltés la semaine dernière dans le parc de Sainte-Lucie seront envoyés aux laboratoires Antagene et Forgen.

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 (© Aurélie Pasquelin)  © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin N’ayant pas encore obtenu la venue du préfet coordonnateur en Lozère, les agriculteurs ont bloqué jeudi après-midi les entrées et sorties de la ville. © Aurélie Pasquelin Vincent Bonnet, président des Jeunes agriculteurs de Lozère. © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin Éleveur en Isère, Christophe Gabert était venu apporter son soutien vendredi. © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin Les représentants syndicaux avant l’entrée dans les bureau de prefecture jeudi après-midi. © Aurélie Pasquelin Vendredi soir, après plus de quatre heures de négociation avec Stéphane Bouillon, préfet coordonnateur du plan Loup, les représentants syndicaux sont sortis de la préfecture de Lozère avec une convention pr © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin  © Aurélie Pasquelin

Cette dernière semaine, les agriculteurs lozériens se sont réunis pour manifester contre le loup et contre le parc à loups de Sainte-Lucie. Jeudi, 1 500 brebis du groupement pastoral du sommet de Finiels, descendues tout droit du mont Lozère, ont parcouru les rues de la préfecture lozérienne pour prendre sur les boulevards de la ville, devant la préfecture du département. « Si la préfète ne peut protéger nos brebis sur le mont Lozère, nous les amenons en ville pour qu’elles soient en sécurité, a insisté Olivier Maurin, coprésident de la FNDP (fédération nationale de défense du pastoralisme) et membre du groupement pastoral du sommet de Finiels. Sur le mont Lozère, nous avons déjà subi trois attaques depuis le début de l’été. La situation est devenue incontrôlable dans tous les massifs de France. Mettre les troupeaux en ville pour les protéger, voilà le pastoralisme que veulent les instances qui protègent le loup. » Ce jeudi, ils étaient plus de 300 à écouter et à acquiescer à ce discours. Des agriculteurs, pour la plupart, mais aussi des amis ou des éleveurs d’autres départements venus soutenir l’action des agriculteurs lozériens. « Les éleveurs ont besoin de reconnaissance, explique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture. Nous devons arriver à pouvoir protéger nos troupeaux pour maintenir notre production, notre élevage, nos paysages et pour pouvoir lutter au quotidien contre les incendies. » Un discours contre le loup, qui se retrouvait sur beaucoup de lèvres mais qui ne doit pas faire oublier les raisons pour lesquelles les agriculteurs étaient présents à Mende ce jour-là : la gestion des parcs à loups. En effet, suite à la découverte de traces de loups baltes dans le département (voir encadré ci-contre), les agriculteurs étaient réunis pour demander une complète transparence de la gestion de ce type de parcs. Jeudi, après avoir bloqué pendant plusieurs dizaines de minutes les entrées et les sorties de la ville, ils ont obtenu la venue en Lozère dès le lendemain de Stéphane Bouillon, préfet de la région Aura et coordonnateur du plan loup.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1471, du 2 août 2018, en page 3.

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la phrase de la semaine

Pour une agriculture durable, des agriculteurs qui vivent décemment de leur métier, des Français qui mangent de la qualité et au juste prix, je suis dès aujourd’hui au travail.

a déclaré sur Twitter, quelques minutes après l’annonce de sa nomination Didier Guillaume, nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

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