Le Réveil Lozère 14 février 2018 à 10h00 | Par Actuagri

Des politiques cohérentes pour soutenir le modèle français

Si le modèle d’élevage français est l’un des plus vertueux, ses qualités sont insuffisamment reconnues au niveau national comme international. Le congrès de la fédération nationale bovine, les 7 et 8 février à Evreux (27), a été l’occasion de le rappeler au ministre et aux politiques présents.

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- © FDSEA 48

À taille humaine, avec un capital détenu par l’éleveur, un objectif d’autonomie fourragère, le modèle d’élevage bovin français est l’un des plus durables au monde, ont rappelé les différents intervenants au congrès de la fédération nationale bovine (FNB), les 7 et 8 février à Evreux, dans l’Eure. « C’est un modèle que l’on a envie de défendre, mais on ne va pas y arriver tous seuls », explique d’emblée Alexandre Merle, vice-président de la FNB. Car au niveau international, la typologie de la FAO est peu adaptée au modèle français, qu’elle considère comme un modèle intensif, et au niveau européen, le modèle est « parfois vu comme has been », car moins productif que dans d’autres pays d’Europe indique de son côté Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture de l’Inra. Cependant, en France, « on peut jouer sur la compétitivité hors prix », précise-t-il, pour faire reconnaître la qualité des modes de production. À condition, aussi, d’avoir une Pac suffisamment forte pour accompagner les éleveurs. « Le développement d’autres politiques ne doit pas se faire au détriment de la Pac, qui est le socle de base de la construction européenne », a soutenu Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, alors que la question du budget sera primordiale dans la future Pac pour rester en cohérence avec les enjeux sociétaux. Un budget conséquent est en effet nécessaire pour que cette Pac maintienne un couplage fort, reconnaisse le système herbager français et les aménités positives rendues par l’élevage, conserve une ICHN ciblée sur les productions animales et développe des outils de gestion des risques adaptés. « L’élevage français est un élevage de qualité, respectueux de l’environnement, avec peu de phytos, peu d’engrais, il faut le défendre dans le monde, et avoir une communication positive et non pas défensive systématiquement », renchérit Jean-Baptiste Moreau, député En Marche et éleveur bovin viande dans la Creuse. Il préconise en ce sens une position plus offensive à l’export, notamment via la plateforme France viande export, laissée de côté ces derniers temps et qui permet aux opérateurs de mutualiser pour aller vers les nouveaux marchés qui s’ouvrent, comme la Turquie ou la Chine. Pour la FNB cependant, il ne faut pas que ces ouvertures de marchés permettent de cautionner l’entrée, sur le sol européen, de contingents importants de viande bovine dans le cadre d’accords de libre-échange.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1447, du 15 février 2018, en page 3.

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la phrase de la semaine

Pour une agriculture durable, des agriculteurs qui vivent décemment de leur métier, des Français qui mangent de la qualité et au juste prix, je suis dès aujourd’hui au travail.

a déclaré sur Twitter, quelques minutes après l’annonce de sa nomination Didier Guillaume, nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

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