Le Réveil Lozère 01 août 2018 à 10h00 | Par Actuagri

Des millions de légumes et de salades cultivés dans des usines

La société Spread a lancé la culture de salades dans des usines closes, éclairées à l’électricité, en 2006. Après plusieurs années difficiles, le succès est au rendez-vous. Le modèle de production est exporté et imité. Déjà plus de 190 sites industriels ont été recensés au Japon.

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« Légumes cultivés en usine ». Dans un rayon clairement identifié, l’enseigne Maruetsu commercialise à Tokyo les laitues « Vegetus » sous ce logo. Les consommateurs savent dorénavant distinguer cette marque de salade des autres. Elles sont cultivées hors sol, par hydroponie* dans un bâtiment fermé sans avoir accès à la lumière naturelle. Les plantes sont en permanence éclairées par des néons. Par ailleurs, les salades sont disposées en rangs serrés sur de vastes étagères, dans un environnement à 25 degrés Celsius et à 60 % d’humidité. Pour croître, elles sont nourries par leur système racinaire, trempé dans une solution riche en nutriments (nitrates, potassium, phosphores). Quatre variétés de laitue sont produites par la société japonaise Spread, dans un milieu à l’abri de toute contamination de micro-organismes par l’eau et d’infestation d’insectes par le sol ou par voie aérienne. Les salades ne sont pas concurrencées par les adventices. Aucun pesticide n’est employé tout au long du cycle végétatif des plantes. En conséquence, les salades dotées de qualités gustatives constantes, sont disponibles toute l’année. Mais surtout, elles sont vendues à un prix fixe alors que pendant l’hiver, les prix des légumes de saison cultivés dans les champs flambent, faute de marchandises suffisantes sur les étals. Leur croissance est ralentie par le froid si les plantes n’ont pas entre-temps gelé. L’usine de Kameoka est le premier site industriel créé par la société Spread. 21 000 salades y sont produites par jour sur 2 900 m² et plusieurs niveaux.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1471, du 2 août 2018, en page 8.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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