Le Réveil Lozère 07 novembre 2018 à 10h00 | Par Cyrielle Delisle

Des leviers pour développer les bonnes pratiques des ressources humaines

Ces dernières années ont été marquées par une mutation sociale des fermes laitières françaises. Salariat et associations se développent. Or, travailler en équipe ne s’improvise pas.

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La formation initiale des éleveurs propose de solides bases techniques pour conduire un élevage et les cultures associées mais n’aborde que rarement les questions de management, de vie et de travail en équipe.
La formation initiale des éleveurs propose de solides bases techniques pour conduire un élevage et les cultures associées mais n’aborde que rarement les questions de management, de vie et de travail en équipe. - © J-C Gutner

« L’accélération de l’agrandissement des fermes laitières ces dernières années a entraîné une évolution de la taille et de la composition des collectifs de travail. On constate ainsi une hausse importante de l’emploi salarié et des formes sociétaires. En 2000, la main-d’œuvre salariale représentait 3 % des effectifs, aujourd’hui une ferme sur cinq recourt au salariat permanent. Ces nouvelles formes d’organisation du travail appellent de nouvelles compétences pour les éleveurs laitiers sur la gestion des ressources humaines. Dans le cas de la main-d’œuvre salariale, deux problèmes principaux existent. Être employeur ne s’improvise pas. Il n’est par ailleurs pas toujours évident de trouver de la main-d’œuvre compétente et de donner de l’attractivité au métier », a souligné Daniel Perrin, éleveur et président du groupe interprofessionnel « évolution des structures » lors d’une conférence donnée au Space à Rennes sur la gestion des ressources humaines.
Face à cet enjeu majeur, le Cniel a commandité un programme « gestion des ressources humaines, salariat et association, en exploitation bovins lait ». Conduit par l’Institut de l’élevage, en partenariat avec onze organisations agricoles ou d’emploi nationales, « ce projet vise à sensibiliser, outiller et former les éleveurs et les conseillers sur le thème des ressources humaines. Dans ce cadre, une étude sur les motivations et les freins au salariat et sur les solutions actuellement en place a été menée pour accompagner les éleveurs », note Emmanuel Béguin de l’Institut de l’élevage.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1483, du 8 novembre 2018, en page 12.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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