Le Réveil Lozère 07 août 2019 à 10h00 | Par Camille Peyrache

Des haies autour des bâtiments et des parcours pour réduire les aléas climatiques

Les haies d’arbres offrent de multiples services quand elles sont implantées intelligemment autour des bâtiments d’élevage ou le long des parcours des animaux. Elles permettent par exemple d’éviter la surchauffe en période de fortes chaleurs, de briser les vents dominants, de clôturer un lieu ou de fournir du fourrage.

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Ce bâtiment orienté Est-Ouest est entouré de différents types de haies. Au sud (à droite de la photo), une haie d’arbres de haute tige a été implantée pour fournir de l’ombre au bâtiment d’ici quelques années. Au nord, le parcours des volailles est parsemé de petites haies offrant de l’ombre aux différentes heures de la journée.
Ce bâtiment orienté Est-Ouest est entouré de différents types de haies. Au sud (à droite de la photo), une haie d’arbres de haute tige a été implantée pour fournir de l’ombre au bâtiment d’ici quelques années. Au nord, le parcours des volailles est parsemé de petites haies offrant de l’ombre aux différentes heures de la journée. - © Camille Peyrache

La fréquence des périodes caniculaires augmentant, la question du confort des animaux dans les bâtiments va se poser de manière encore plus forte dans les années à venir. On sait par exemple que sur un troupeau laitier, de forte chaleur entraîne une baisse de la production de lait estimée entre 10 et 20 % par l’Institut de l’élevage. Le confort des animaux et des hommes réside par le maintien d’une température en dessous de 30°C à l’intérieur des bâtiments. Il existe de multiples façons de réduire la température dans les bâtiments (ventilation, arrosage, brumisation, etc.). On y pense peut-être moins, mais la haie d’arbres brise-soleil est aussi un très bon moyen d’abaisser la température dans les bâtiments ou dans les prés. « La haie bioclimatique concerne autant l’humain que le bâti », explique Bernard Farinelli, auteur du livre Planter des haies de biodiversité, édité en 2019 chez Terran. « Les constructions paysannes traditionnelles et leur environnement immédiat tenaient compte des haies et de leurs propriétés. On redécouvre aujourd’hui les bienfaits des haies avec les changements climatiques en cours. » La haie apporte ainsi de nombreux services tels que la réduction des odeurs et des poussières, des vents, le maintien des sols, la production de nectar pour les pollinisateurs, le gîte et le couvert pour les oiseaux et une faune nombreuse. Elle peut en plus, à terme, être valorisée via du bois énergie ou du bois d’œuvre. Dans le cas d’une haie brise-soleil, elle sera souvent implantée au sud ou à l’ouest du bâtiment en fonction de l’orientation de celui-ci pour protéger du soleil aux heures les plus chaudes. À l’ombre d’une haie, la température dans un bâtiment peut être inférieure de plus de 10°C par rapport à un bâtiment en plein soleil. « Il convient de gérer l’ombre et la chaleur en jouant sur la densité de feuillage (petites et grandes feuilles), les hauteurs pour s’abriter du soleil et de la canicule, souligne Bernard Farinelli dans son ouvrage. Les essences à feuilles caduques remplissent un double office : protéger de trop d’ensoleillement l’été grâce à leur feuillage et ne pas empêcher le faible ensoleillement hivernal. »

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1522, du 8 août 2019, en page 11.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

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