Le Réveil Lozère 17 janvier 2018 à 08h00 | Par ED

« Défaillances » dans le retrait des boîtes de lait infantile de Lactalis

À la suite des aveux de plusieurs distributeurs sur le non-retrait de la vente de produits infantiles « suspects », issu du groupe Lactalis, le gouvernement a repris la main le 11 janvier. Il a annoncé 2 500 contrôles supplémentaires par la DGCCRF* et « un contrôle électronique systématique » en caisse pour « garantir qu’aucune boîte de produits infantiles » ne soit vendue à l’avenir.

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- © B. Compagnon

C’est par un rendez-vous avec les distributeurs en ce 11 janvier que Bruno Le Maire et Stéphane Travert ont cherché à rassurer les consommateurs à la suite de la vente de produits infantiles « suspects » du groupe Lactalis. En effet, ces derniers auraient dû être retirés de la vente, au vu de l’arrêté pris par Bruno Le Maire le 9 décembre et de l’annonce du rappel de lots du groupe Lactalis le 21 décembre. L’usine de production de Lactalis, à Craon en Mayenne, est effectivement contaminée par des salmonelles. Et 35 nourrissons ont été atteints de salmonellose durant le mois de décembre à la suite de la consommation de produits infantiles issus de cette usine. De ce rendez-vous, il en ressort une annonce effectuée par Bruno Le Maire : « Un contrôle électronique systématique en caisse » permettra de « garantir qu’aucune boîte de produits infantiles » ne termine sur l’étagère d’une mère de famille.
Pour autant, les distributeurs ne sont pas les seuls concernés par cette absence de retrait dans les magasins. En effet, Bruno Le Maire a également annoncé quelques heures plus tôt, que 2 500 contrôles de la DGCCRF* ont montré la présence de ces lots de produits infantiles, pourtant interdits à la vente, dans 91 établissements dont 30 grandes et moyennes surfaces, 44 pharmacies, 12 hôpitaux, deux crèches et trois grossistes. La veille, plusieurs distributeurs avaient fait leur mea culpa, initié 24 heures plutôt par Michel-Édouard Leclerc, annonçant également la vente de centaines de lots de produits théoriquement retirés de la vente.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1443, du 18 janvier 2018, en page 9.

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