Le Réveil Lozère 07 février 2017 à 08h00 | Par Lucie Grolleau-Frécon, Paysans de la Loire

Débattre maintenant pour préparer l'avenir

Les 14, 15 et 16 février se déroulera dans la Loire la session nationale viande bovine de Jeunes agriculteurs. Rencontre avec les organisateurs ligériens pour découvrir le programme et les sujets que les participants aborderont.

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Plusieurs thématiques seront abordées au cours de la session nationale bovine : le Coeur de gamme, la gestion des risques, la communication autour du métier, l'installation, etc.
Plusieurs thématiques seront abordées au cours de la session nationale bovine : le Coeur de gamme, la gestion des risques, la communication autour du métier, l'installation, etc. - © DR

C'est un programme élaboré à la fois à l'échelle nationale et à l'échelon départemental qui sera proposé aux participants de la session nationale viande bovine de Jeunes agriculteurs, qui se déroulera dans la Loire. Les trois jours seront rythmés par des interventions en salle, des travaux en groupes, des débats, des visites d'entreprises, des interventions de partenaires de l'élevage départemental. Les responsables nationaux ont fait le choix d'aborder plusieurs thématiques : le Coeur de gamme, la gestion des risques en élevage, la communication autour du métier d'éleveur, l'installation en filière viande bovine. C'est avec la démarche Coeur de gamme, initiée par la fédération nationale bovine, que devrait s'ouvrir la session. Les responsables des JA de la Loire ont très tôt défendu le Coeur de gamme : « La valorisation du produit est visible tout de suite. C'est intéressant pour un jeune qui vient de s'installer. » Pour Alexandre Coudour, responsable du groupe viande bovine des JA de la Loire, « c'est important d'aborder le Coeur de gamme pour que les responsables viande des JA en soient le relais dans leurs départements ». Le logo, qui a été présenté au congrès de la FNB, « permettra aux consommateurs d'identifier la viande issue de races allaitantes et achetée à un prix qui fait vivre l'éleveur. Les consommateurs veulent aussi du local, de la qualité et que les prix rémunèrent les producteurs. » Les détracteurs de l'agriculture savent aussi se faire entendre. Les Jeunes agriculteurs ont bien conscience qu'il est nécessaire de pratiquer une communication positive sur le métier.
La gestion des risques en élevage
Autre dossier qui sera traité lors de la session : la gestion des risques, qui est le thème du rapport d'orientation présenté lors du congrès national JA. « La gestion des risques n'est pas une préoccupation pour les agriculteurs, et peut-être encore moins pour les jeunes, mais il va le devenir, notamment avec l'évolution de la procédure calamités agricoles. » Pour Alexandre Coudour, la gestion des risques concerne d'autres domaines. Par exemple le sanitaire : « Il faut faire comprendre aux agriculteurs, notamment les jeunes, qu'en élevage, le sanitaire ne pardonne pas. Il vaut mieux prévenir que guérir. » Les éleveurs vont être amenés à réduire l'utilisation des médicaments, en particulier les antibiotiques, « et donc à faire plus de prévention ». Il ne faut pas oublier non plus la gestion des risques vis-à-vis de l'homme : « Les risques d'accidents en élevage, mais aussi les risques psychologiques. » Alexandre Coudour s'explique : « Quand on est jeune, on ne prête malheureusement pas assez attention au temps de travail. Il faut bien réfléchir à son système pour que son exploitation soit viable et vivables. Des situations peuvent se compliquer et tout peut vite déraper. » Les risques financiers sont bien présents. « Produire plus pour gagner plus n'est pas toujours vrai. C'est pour cela que les éleveurs doivent chercher une bonne valorisation de leurs produits, pour améliorer, et sécuriser leur revenu (ndlr : labels, AOP, Coeur de gamme, etc).» Toutes ces actions et réflexions, abordées au cours de la session viande bovine, « visent à défendre les JA, mais aussi à inciter des jeunes à s'installer en agriculture ». Car il ne faut pas oublier que le credo de JA est bien le renouvellement des générations. Ce rendez-vous national est aussi l'occasion de confronter les points de vue pour faire avancer les dossiers.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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