Le Réveil Lozère 20 juin 2018 à 11h00 | Par Cyrielle Delisle

De la biosécurité dans les élevages pour prévenir les risques sanitaires

La maîtrise de la bonne santé des animaux est au coeur des préoccupations des éleveurs. Pourtant, la notion de biosécurité, approche globale de la santé, est très diversement perçue.

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- © S. Leitenberger

« La notion de biosécurité regroupe l'ensemble des mesures visant à faire obstacle à l'introduction et à la diffusion d'un pathogène dans le troupeau et celles empêchant ou limitant sa sortie pour éviter de contaminer un autre troupeau, l'homme ou encore l'environnement. On est donc face à des enjeux de santé animale mais également de santé publique dans le cas notamment des zoonoses », explique Cécile Chuzeville du GDS de Saône-et-Loire. Aussi, la biosécurité représente un des leviers d'action de la réduction de l'utilisation des antibiotiques en élevages car moins d'agents pathogènes (bactéries, virus, parasites et champignons) et des agents pathogènes mieux maîtrisés, c'est moins de traitements, moins d'antibiorésistances, moins de pertes, moins d'impacts financiers...
« Les principales mesures de gestion des risques sanitaires sont familières aux éleveurs de bovins, mais le mot « biosécurité » reste encore méconnu voire porteur d'une image négative. En effet, selon une enquête* qualitative que nous avons menée à l'Institut de l'élevage, auprès de 44 exploitations laitières ou allaitantes et dans cinq départements français, 77 % des enquêtés déclarent ne pas connaître vraiment le sens de ce mot en élevage bovin. Ce terme est pour eux associé à des productions qualifiées de plus intensives ou bien lié à un type de production industrielle (chimique, nucléaire...) dans lequel ils ne se retrouvent pas. Or, vacciner, pratique courante, constitue une mesure de biosécurité car elle permet de maîtriser les pathologies », souligne Béatrice Mounaix de l'Institut de l'élevage et co-auteur de l'étude.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1465, du 21 juin 2018, en page 11.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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