Le Réveil Lozère 09 mai 2018 à 14h00 | Par Marie Renaud

De la bataille aux champs de blé

La Première Guerre mondiale et ses tranchées ont laissé des traces indélébiles. Dans les mémoires et dans la terre qui cache, cent ans après, les reliquats des quatre années de conflits.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
À l’issue de la guerre, le territoire a été découpé autour de la ligne de front en fonction des dommages subis. Les zones les plus abîmées seront reboisées ou transformée en lieux de mémoire.
À l’issue de la guerre, le territoire a été découpé autour de la ligne de front en fonction des dommages subis. Les zones les plus abîmées seront reboisées ou transformée en lieux de mémoire. - © AA

Cent ans tout pile après la fin de la Première Guerre mondiale, la terre en porte toujours les stigmates. Autour de la ligne de front de l’est de la France, là où les combats ont fait rage, pas un jour ou presque sans que ne soient retrouvés des obus, artilleries, munitions… « Durant la Grande Guerre, ce sont un milliard d’obus qui ont été fabriqués, détaille Cyrielle Danse, directrice du musée. On estime que 30 % n’ont jamais explosé ». Dans cette région de France, les démineurs interviennent des centaines de fois par an à la faveur des chantiers agricole ou de terrassement. Les agriculteurs eux-mêmes découvrent presque quotidiennement des traces du conflit aux dix millions de morts. C’est, par exemple, le cas de Jean-Luc Pamart, agriculteur dans l’Aisne qui n’est même plus surpris de découvrir sur son tapis de tri de pommes de terre… des grenades centenaires !

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1459, du 10 mai 2018, en page 16.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

La procédure de réouverture du marché chinois à la viande bovine française continue à un rythme effréné avec l’agrément de quatre établissements français.

annonce le ministère de l’Agriculture. Il s’agit notamment de deux abattoirs, un du groupe Bigard situé à Feignes dans le Nord, et un de l’entreprise Elivia au Lion-d’Angers dans le Maine-et-Loire.