Le Réveil Lozère 01 juin 2016 à 08h00 | Par Véronique Bonacchi

De l’étable à la table

Les professionnels de la filière élevage et viande dévoilent leur quotidien devant le grand public pour les rencontres Made in viande.

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- © Véronique Bonacchi

Éleveurs, marchand de bestiaux, abatteur, boucher, grande surface… « J’ai voulu mettre en place une journée de visite de la filière complète », annonçait d’emblée Olivier Boulat, président d’Interbev, qui organisait ces nouvelles rencontres Made in viande. Le 25 mai, à 9 heures, une vingtaine de personnes se retrouvent pour embarquer à bord d’un bus et commencer une série de visites. Direction Les Laubies où Jean-François et Sophie Maurin, rejoints aussi par Jacques Pradeilles, accueillent le groupe. Installé en Gaec, le couple d’éleveurs présente son troupeau de 50 vaches Aubrac et croisées Charolais qui pâture sur 210 hectares. « On vend principalement des broutards à 10 mois pour l’Italie », note Jean-François Maurin en même temps que se déroule le casse-croûte de produits locaux installé en pleine nature. « Le road-movie », plaisante Olivier Boulat se poursuit vers Les Bondons à la rencontre d’André et Marie-Laure Palmier. Lui s’est installé comme négociant en bestiaux en 1978 et l’affaire n’a cessé de prospérer. L’activité et les tournées d’André Palmier à la rencontre du bétail relèvent d’une passion née dès son plus jeune âge. « On fait 7000 bêtes par an. On négocie des bêtes qui seront ensuite revendues, allotées, envoyées chez des exportateurs. On livre pour la boucherie, l’abattoir d’Alès… », raconte Marie-Laure Palmier qui est aussi la présidente des commerçants en bestiaux de la Lozère et du Languedoc-Roussillon. Le couple participe chaque mardi au marché de Laissac, André Palmier en est le premier ou deuxième apporteur depuis des années. Il intervient dans un périmètre qui va de Montpellier à la Haute-Loire en passant par le Cantal, l’Ardèche et l’Aveyron. Les fils d’André Palmier, Guilhem et Grégory sont éleveurs tandis que Cédric, le troisième a lui aussi opté pour le métier de négociant en bestiaux.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 2 juin 2016, numéro 1362.

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