Le Réveil Lozère 26 juillet 2017 à 08h00 | Par Aurélie Pasquelin

De bonnes pratiques pour écorner facilement

Effectué sur les veaux, l’écornage est souvent jugé pénible et crée un moment de stress sur l’exploitation. Le point sur les bonnes pratiques pour effectuer un écornage facile et rapide.

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L’utilisation d’une cage de contention permet de maintenir facilement le veau.
L’utilisation d’une cage de contention permet de maintenir facilement le veau. - © JC Gutner

Pratiqué sur les jeunes bovins, l’écornage permet de facilité la manipulation en élevage mais aussi de diminuer les risques de blessures au sein du troupeau. Sur des veaux âgés de moins de deux mois, le bourgeon cornual, appelé cornillon, n’est pas encore rattaché à l’os du crâne. Il est plus facile d’effectuer l’écornage en cette période, on parle alors d’ébourgeonnage. Via un écornage chimique ou thermique, l’écornage veut la destruction du bourgeon cornual ou des vaisseaux sanguins qui l’irriguent. Si le développement du bourgeon se fait normalement au cours des deux premiers mois, il est tout de même recommandé d’écorner ses bêtes entre deux et quatre semaines. Selon le conseil de l’Europe « l’écornage et l’ébourgeonnage des animaux de plus de quatre semaines devront être réalisés sous anesthésie locale ou générale (réalisée par un vétérinaire ou toute autre personne qualifiés) ». Une contrainte qui n’est pas imposée pour un ébourgeonnage avant les quatre semaines. De plus, un écornage effectué plus tôt permet de contenir plus facilement l’animal.

L’écornage thermique, pour une intervention entre deux et huit semaines
Concernant le matériel utilisé, deux modes opératoires sont mis à disposition des éleveurs et des techniciens qui veulent écorner des bovins : la méthode chimique, qui consiste en l’application d’une pâte caustique et l’écornage thermique qui voit l’application d’un brûle-corne autour du cornillon. La première des deux méthodes est réservée aux animaux de moins de 15 jours. L’action de la pâte caustique, composée de soude ou de potasse caustique s’effectue sur le long terme et génère donc de la douleur sur plusieurs heures. Un temps long qui peut aussi permettre à l’éleveur ou à l’animal de se brûler. L’écornage thermique, permet lui de condenser l’action sur quelques minutes. L’application d’une résistance métallique ou céramique chauffée entre 500 et 700°C permet de cautériser les vaisseaux irriguant le bourgeon cornual. Cette technique permet d’écorner des animaux âgés de deux à huit semaines mais nécessite de suivre un protocole bien définit.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1420, du 27 juillet 2017, en page 9.

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Afin de connaître notamment le niveau d’émission de gaz à effet de serre, chaque exploitation va pouvoir s’engager dans un diagnostic carbone. La chambre d’agriculture de la Lozère, en réflexion avec la Région Occitanie, va proposer cette méthode permettant à la fois de définir le niveau actuel de l’exploitation et d’élaborer un plan de progrès pour engager la transition.

indique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture de Lozère, à propos de la mise en place du label Bas carbone.

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