Le Réveil Lozère 26 juillet 2017 à 08h00 | Par Aurélie Pasquelin

« Dans le monde agricole, on parle trop peu de la santé mentale des agriculteurs »

Organisé conjointement par la FDSEA et les JA, le conseil fédéral se tenait vendredi 21 juillet, dans les locaux de la MSA de Mende. Cette année, les syndicats agricoles avaient décidé de mettre en avant les conditions de travail et l’emploi sur notre département.

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Olivier Boulat, président de la FDSEA, Julien Tufféry, président des JA, Christine Valentin, membre du bureau de la FDSEA et présidente de la chambre d’agriculture, Frédéric Valette, président d’Agri’emploi et Vincent Bonnet, président du service de remplacement lozérien.
Olivier Boulat, président de la FDSEA, Julien Tufféry, président des JA, Christine Valentin, membre du bureau de la FDSEA et présidente de la chambre d’agriculture, Frédéric Valette, président d’Agri’emploi et Vincent Bonnet, président du service de remplacement lozérien. - © Aurélie Pasquelin

« Le conseil fédéral est un moment important de la cohésion du monde agricole. Il est nécessaire de savoir garder un temps d’avance dans cette cohésion pour réussir. Notre profession a toujours su se fédérer pour développer des projets dans un esprit de construction. », tels étaient les mots de Julien Tufféry en ouverture du conseil fédéral, qui se déroulait vendredi 21 juillet dans les locaux de la MSA à Mende. Organisé chaque année dans le courant du mois de juillet, l’événement a pour but de rassembler les différents acteurs des deux syndicats majoritaires pour aborder ensemble les différents problèmes rencontrés sur le terrain. Cependant, ce n’est pas le seul objectif de cette rencontre. Chaque année, FDSEA et JA s’unissent le temps de la réunion pour aborder ensemble un point important pour l’agriculture lozérienne. Pour cette session, les responsables avaient choisi de porter leur attention sur la problématique de l’emploi et des conditions de travail au sein des exploitations. Pour ce faire, ils avaient invité Mylène Graftieaux, médecin du travail à la MSA, ainsi que Jean-Paul Pouilhoux et Gérard Molines, tous deux conseiller en prévention pour la structure sociale agricole. « Au sein de la MSA, une cellule existe pour assurer la santé physique et mentale des exploitants agricoles, explique Mylène Graftieaux, qui fait aussi partie d’un groupe de réflexion sur le sujet. Dans le monde agricole, on parle trop peu de la santé mentale des agriculteurs. Plus généralement, on parle peu des problèmes inhérents à son exploitation. Pourtant ces risques psychosociaux, comme nous les appelons, sont invisibles et ont de fortes conséquences sur la santé allant du développement de maladies cardiovasculaires au suicide en passant par les addictions. Sur les dernières recherches, quatre facteurs de stress majeurs ont pu être identifiés parmi les agriculteurs. Il s’agit de la pression de la trésorerie, de la surcharge de travail, de l’insuffisance des récompenses et des relations interpersonnelles insuffisantes. Pour pouvoir parer à ce problème, il faut que les agriculteurs soient sensibilisés à ces travaux et qu’ils prennent conscience des potentiels problèmes qu’il pourrait y avoir au sein même de leur exploitation. »

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1420, du 27 juillet 2017, en page 4.

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Le 23 juillet dernier, les députés de la majorité ont piétiné leur propre loi. Ils ont assumé, sans sourciller, de ratifier le Ceta autorisant les importations de viandes canadiennes issues de bovins nourris aux farines animales… après avoir voté, quelques mois auparavant, une loi interdisant toute commercialisation, en France, de produits “pour lesquels il a été fait usage de produits vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne”.

rappelle le berceau des races à viande du Grand Massif central dans un communiqué daté du 17 septembre où les responsables appellent à la mobilisation.

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