Le Réveil Lozère 31 janvier 2018 à 01h00 | Par APASEC

Comment l'agriculture se prépare à l'accentuation des changements climatiques ?

Le changement climatique est désormais une certitude. Gelées tardives, printemps chauds et sécheresses estivales pourraient s'accentuer dans les années à venir et se répéter à une fréquence encore plus élevée, avec des conséquences assez dramatiques et irréversibles pour l'agriculture.

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Pour limiter le réchauffement climatique à 2°C d'ici 2100, il faut inverser la courbe des émissions de C02 après 2020, tel est le message porté par les scientifiques lors du One Planet Summit, le 12 décembre dernier à Paris. Dans tous les cas, le climat va changer, et des années comme celle que nous venons de connaître avec des gelées tardives, un printemps chaud et une sécheresse estivale et automnale pourraient se reproduire à une fréquence beaucoup plus élevée. Des outils existent pour aider les exploitants agricoles à intégrer dans leur stratégie l'objectif de lutte contre les émissions de GES et la nécessaire adaptation aux conséquences de la hausse des températures.
L'agriculture doit aujourd'hui faire face à de nombreux défis. Environnemental, d'une part, car sans réduire les émissions de gaz à effet de serre en lien avec l'activité humaine, « on pourrait aller vers + 4 ou + 5°C d'ici la fin du siècle », a rappelé le climatologue Jean Jouzel au congrès de Coop de France, à Paris, le 21 décembre. Or, l'agriculture sera l'un des secteurs les plus impactés par ce réchauffement climatique, avec des températures records « jusqu'à 55°C dans l'est de la France, dans la deuxième moitié du siècle ». Cependant, l'agriculture est également source de solution, ajoute le scientifique, qui incite les agriculteurs à prendre le problème à bras-le-corps et à intégrer la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et le changement climatique dans les stratégies de développement. D'autant plus que les consommateurs sont en demande de transition et, s'ils continuent d'avoir confiance à 66 % dans les agriculteurs, « cette confiance était à 81 % il y a quelques années », rappelle le sociologue Gérald Bronner en s'appuyant sur le baromètre annuel Ipsos. Pour lui, la situation s'explique par la « transition informationnelle » que nous vivons : « nous croulons sous les informations et la peur est l'une des meilleures façons de capter l'attention ». « On confond la visibilité d'un message avec sa représentativité », résume-t-il. Dans ces débats, les agriculteurs, qui ont des compétences techniques certaines, « doivent se battre pied à pied pour faire valoir leurs informations ». « La partie n'est pas perdue, mais encore faut-il accepter de la jouer », insiste-t-il.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1445, du 1er février 2018, en page 11.

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la phrase de la semaine

Si on applique les critères tels qu’ils sont aujourd’hui, sur les 75, c’est peut-être une bonne trentaine de départements qui pourraient être exclus.

a déclaré Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA le 12 novembre, alors que la FNSEA demande la reconnaissance calamité sécheresse pour 75 départements.

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