Le Réveil Lozère 31 janvier 2018 à 01h00 | Par Alison Pelotier

Climalait anticipe les besoins face au changement climatique

Étudier l'évolution du climat et son impact sur les exploitations laitières à l'horizon 2050. C'est l'objectif du programme Climalait, financé par le Cniel en partenariat avec l'Idele, Météo France, l'Inra, les chambres d'agriculture, le BTPL et Arvalis.

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Climalait vise à informer et préparer les éleveurs au changement climatique sur le long terme. Ce programme propose des pistes d'adaptation possibles pour les différents systèmes d'élevage sur la base du scénario climatique RCP 8,5 élaboré par le Giec, groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Il s'agit du scénario le plus pessimiste en termes de concentration en CO2. Pessimiste, mais c'est le plus probable, selon les scientifiques.

Le rami fourrager, un jeu pour simuler les conséquences
Le réchauffement climatique que le météorologue Franck Souverain constate depuis des décennies pourrait s'avérer inquiétant dans un futur pas si lointain. « À partir des années 1990, toutes les températures annuelles ont été largement supérieures à la moyenne annuelle », explique cet ingénieur d'étude à la division agriculture au sein de Météo France. À l'aide de modèles climatiques régionaux et grâce à des outils numériques, le service officiel de la météorologie et de la climatologie en France a pu établir une projection climatique sur une trentaine de zones du territoire français grâce à ses données mises à disposition du programme Climalait. « Pour la période 2021-2050, la température moyenne augmenterait de 1° à 1,5°C en France. En 2070, nous serions à 2°C de plus qu'aujourd'hui et presque 3°C de plus sur le Nord-Est de l'Hexagone », explique-t-il. De leur côté, quelques chercheurs de l'Inra de Toulouse ont élaboré un premier outil de réflexion collective : le « rami fourrager », un jeu de simulation. Le principe est simple : fourrages, animaux et rations sont assemblés en fonction des besoins d'une exploitation réelle ou fictive dans un cadre de contraintes choisies par les joueurs. « Un module informatique intègre l'ensemble des informations et fournit instantanément des indicateurs et des graphes permettant d'évaluer de façon intégrée les performances (agronomiques, zootechniques, économiques, charge de travail) de l'élevage conçu », affirme Jean-Christophe Moreau, chef de projet au service fourrages et pastoralisme de l'Idele. Les joueurs peuvent ainsi tester une large gamme d'adaptations sur les moyens de production, leur organisation et leur gestion. Une manière d'anticiper leurs futurs besoins imposés, entre autres, par le changement climatique. « Un premier groupe peut travailler sur la faisabilité de fauches précoces et l'anomalie des précipitations en automne. Un autre peut se focaliser sur la portance et les conditions météo du début de printemps ». Pour pratiquer en conditions réelles, une cinquantaine de sessions ont rassemblé plus de 200 agriculteurs, animateurs et conseillers depuis la création du prototype.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1445, du 1er février 2018, en page 11.

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Nous craignons un risque d’affaiblissement du titre I et d’alourdissement du titre II et un report dans la mise en œuvre de la loi Égalim, qui ne serait pas opérationnelle pour les prochaines négociations commerciales.

indique Jérémy Decerle, président des JA.

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