Le Réveil Lozère 11 mai 2016 à 08h00 | Par Sandra Hartmann

C’est morose en bovin, plutôt dans le vert en ovin

Plusieurs temps forts sont à retenir de l’assemblée générale du centre de gestion. Outre le retour sur l’année venant de s’écouler : la présentation de quelques données sur la ferme Lozère et l’intervention en fin de séance du journaliste Pascal Minguet sur la ruralité à l’heure du numérique.

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Denis Laporte, directeur du Cerfrance Lozère et Patricia Granat, son président.
Denis Laporte, directeur du Cerfrance Lozère et Patricia Granat, son président. - © Sandra Hartmann

Patricia Granat, président du Cerfrance Lozère l’a rappelé : « Nous sommes une association, les choses doivent être présentées en toute transparence à nos adhérents. Cette assemblée générale nous permet aussi d’aborder les dernières références techniques au travers des comptabilités. » L’exercice a été confié à Nathalie Velay, chargée de veille économique pour l’Alliance du Cerfrance Massif central et Didier Cayroche du Cerfrance Lozère. Quatre cent trente comptabilités ont été analysées, toutes productions confondues : bovins lait et viande. Idem pour les ovins. Les bovins lait sont la production la plus touchée par la mauvaise conjoncture. Pas mal de producteurs sortent des résultats négatifs, notamment ceux qui ont investi dans des bâtiments. « Le prix du lait a radicalement chuté, explique Nathalie Velay, il est passé de 384 à 334 euros. Le coût alimentaire a bien diminué, passant en moyenne de 75 à 71 euros, mais il est bien loin de compenser la baisse du prix du lait et des frais de structure progressant sans cesse. » Il existe des outils pour stimuler les niveaux de charge, « ce sont des indicateurs permettant d’évaluer une exploitation ». Sachant que le prix du lait peut connaître des variations d’amplitude à plus ou moins 50 euros, suis-je en mesure de supporter tel ou tel investissement sur mon exploitation ? D’autant plus que les signaux sont moroses. Tout étant lié, la décapitalisation du cheptel laitier peut dégrader le marché des réformes allaitantes, il va aussi falloir composer avec la FCO : « La Turquie rachètera-t-elle des broutards ? L’Espagne maintiendra-t-elle en l’état le protocole d’accord pour les veaux naissants ? Personne ne le sait encore. » En viande, les prix diminuent aussi.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 12 mai 2016, numéro 1359.

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